Gloire à l’Éternel

L’Éternel s’est réjoui de voir ses enfants s’approcher de Lui avec humilité dans cette période spéciale de 40 jours de jeûne et de prière que nous venons de vivre depuis le 1er Juillet au 10 Août 2025 d’intime communion avec Lui. Quelles bénédictions de prendre un moment comme celui-ci seulement pour l’intime communion avec le Père ! Vous tous qui avez mis à part cette période pour renforcer notre connexion avec le ciel, vous êtes bénis.

 D’ici quelques temps, nous allons entrer dans le 7ème Millénaire, le Sabbat de l’Éternel pour toute la terre. Les jours de souffrance et de combat entre le mal et le bien touchent à leur fin.

Les paroles de Dieu que nous trouvons dans le livre d’Ésaïe 66 :23-24 vont s’accomplir sous nos yeux dans ce 7ème Millénaire. Il est dit :

« 23 A chaque nouvelle lune et à chaque sabbat, toute chair viendra se prosterner devant moi, dit l’Éternel. 24 Et quand on sortira, on verra les cadavres des hommes qui se sont rebellés contre moi; car leur ver ne mourra point, et leur feu ne s’éteindra point; et ils seront pour toute chair un objet d’horreur. »

Les Chrétiens ont du mal à distinguer le monde du 7ème Millénaire qui est le sabbat de toute la terre, et le monde de la nouvelle terre après la purification de ce monde et la destruction de Satan avec les siens.

Nous allons dégager quelques lignes principales de distinctions entre ces deux mondes afin d’enlever la confusion de beaucoup de chrétiens.

A. Commençons par l’état de ce monde après la destruction de Satan et les siens (la nouvelle terre):

  1. Dieu purifiera ce monde par le feu et le créera de nouveau (2 Pierres 3 :7 ; Ésaïe 65 :17, Apocalypse 21 :1) ;
  2. Dieu et son Fils Jésus-Christ ne vivront plus au ciel là où Ils sont aujourd’hui mais ici sur cette terre avec les vainqueurs (Apocalypse 21 :3,  et  22 :3-5) ;
  3. Satan avec les siens seront détruits (Romains 16 :20, Apocalypse 20 :7-10) ;
  4. La mort ne sera plus (1 Corinthiens 15 : 26).

B. Dans le 7ème Millénaire, le Sabbat de toute la terre :

  1. Satan sera lié et mis en prison pendant mille ans afin qu’il ne séduise plus les nations (Apocalypse 20 :1-3);
  2. Chacun atteindra la longévité que l’Éternel fixera car celui qui mourra à 100 ans sera jeune (Ésaïe 65 :20). Dans le monde du 7ème Millénaire on mourra mais dans la nouvelle terre on ne mourra pas ;
  3. Dans le monde du 7ème Millénaire, nous bâtirons des maisons (Ésaïe 65:22) mais dans la nouvelle terre Jésus préparera à chacun sa place et sa demeure (Jean 14 :1-3, Apocalypse 21 :10-27) ;
  4. Dans le monde du 7ème Millénaire, les hommes rebelles mourront, leurs cadavres ne pourriront pas, ils seront pour toute chair un objet d’horreur (Ésaïe 66 :23-24), tandis que dans la nouvelle terre avant que Satan et les siens ne soient anéantis pour toujours, ils seront d’abord tourmentés dans le feu aux siècles des siècles (Apocalypse 20 :7-10) ;
  5. Dans le monde du 7ème Millénaire, ce sont les israélites selon la chair qui domineront le monde, les 12 tribus d’Israël réapparaitront, le nouveau David règnera en roi sur toute la terre (Ézéchiel 37 :11-28) ;
  6. Toutes les 12 tribus d’Israël ainsi que la véritable langue d’Abraham qui était aussi la langue de Noé et d’Adam, Dieu les a conservées dans un continent qui fait et qui a fait l’objet de mépris et de prédation depuis les années 700 après J.C.  jusqu’aujourd’hui. De ce continent, Dieu va manifester sa gloire aux yeux du monde entier comme Il l’a fait autrefois en Égypte lors de la délivrance de son peuple. Cette nouvelle délivrance d’Israël selon la chair va marquer le début du 7ème Millénaire.

         A Dieu la gloire, les honneurs et la puissance, aujourd’hui et à jamais, Amen, Amen, Amen !

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La prière au nom de tous les enfants de Dieu dans le monde

L’Éternel notre Dieu le Tout Puissant ; Merci pour tous tes bienfaits, merci pour cette période merveilleuse de jeûne et de prière, merci d’exaucer toutes nos demandes, merci de recevoir favorablement nos actions de grâce. Merci Père, car nous sommes aujourd’hui dans la période finale de ce monde là où tu vas manifester ta gloire comme tu l’as fait autrefois devant Pharaon, la mer rouge et au désert en faveur des Israélites.    Père, ne permets jamais que l’homme devienne Dieu sur la terre. Ne permets jamais que ses plans d’éliminer sur la terre son semblable que tu as créé à ton image arrive au bout. Les méchants ont tendu un piège dans lequel ils ont planifié de jeter l’homme afin d’avoir sur la terre non pas l’homme que tu as créé mais l’homme qu’eux seulement désirent ! C’est catastrophique. Arrête Père, arrête ces plans sataniques. Il est temps aujourd’hui de manifester ta gloire comme tu l’as fait chef Pharaon. Merci Père, d’exaucer notre prière. Merci Père, car tu es notre unique Défenseur et Libérateur ! Aujourd’hui, nous tes enfants qui reconnaissons tous ces bienfaits, sois notre soutien pour toujours, sois notre conseiller, notre lumière, notre guide. Ne permets jamais que nous soyons dans leur filet tendu pour assassiner. Père, le monde est corrompu, les fléaux, les maladies, les guerres, les maux de toutes sortes, voilà ce qui constituent notre monde. C’est pourquoi, nous te disons que ton règne vienne. C’est par ton règne que le mal disparaitra. Que ta seule volonté s’accomplisse sur la terre comme au ciel. Au nom de Jésus, Amen !

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Leçon de l’École du Sabbat

L’ALLIANCE ÉTERNELLE 

« Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée. Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit: Le libérateur viendra de Sion, et il détournera de Jacob les impiétés; et ce sera mon alliance avec eux, lorsque j’ôterai leurs péchés. En ce qui concerne l’Évangile, ils sont ennemis à cause de vous; mais en ce qui concerne l’élection, ils sont aimés à cause de leurs pères. Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel. » Romains 11: 25-29


Leçon de Lundi, le 19 Janvier 2025

 

 

Chapitre 73

 

Que votre cœur ne se trouble pas

 

Le Christ Se réjouissait à la pensée qu'Il pourrait faire pour Ses disciples plus qu'ils n'étaient capables de demander ou même de penser. Il s'exprimait avec assurance, car Il savait qu'un décret tout puissant avait été promulgué, des avant la création du monde. Il savait que la vérité, accompagnée de la toute puissance du Saint-Esprit, remporterait la victoire sur le mal et que la bannière ensanglantée flotterait triomphalement sur ses disciples. Il savait que la vie de Ses disciples confiants serait semblable à la sienne : une série ininterrompue de victoires, non considérées comme telles, ici-bas, mais dans l'au-delà.

 

« Je vous ai parlé ainsi, dit-il, pour que vous ayez la paix en moi. Vous aurez de l'affliction dans le monde; mais prenez courage, moi, j'ai vaincu le monde. » Le Christ n'a eu ni défaillance ni découragement : Ses disciples doivent manifester une foi aussi persévérante. Ils doivent vivre comme Il a vécu et travailler comme Il a travaillé, en comptant sur Lui comme sur leur Chef suprême. Il leur faut du courage, de l'énergie et de la persévérance pour s'avancer coûte que coûte, par Sa grâce, même si des obstacles infranchissables paraissent leur barrer la route; pour surmonter les difficultés, au lieu de les déplorer; pour espérer contre toute espérance. Le Christ les a attachés au trône de Dieu par les chaînes d'or de Son amour immaculé. Il veut qu'ils possèdent la plus puissante influence qui soit dans l'univers, celle qui émane de la source de la Toute-Puissance. Pour résister au mal, ils disposent d'un pouvoir que ni la terre, ni la mort, ni l'enfer ne peuvent dominer, et qui les rendra capables de vaincre comme le Christ a vaincu.

 

Jésus veut que l'ordre du ciel, le plan du gouvernement céleste, la divine harmonie soient représentés dans Son Église, sur la terre. Ainsi Il sera glorifié par Son peuple; ainsi le Soleil de justice brillera, dans le monde, de l'éclat le plus vif. Le Christ a pourvu Son Église de moyens abondants, en vue d'obtenir un riche revenu de gloire du domaine qu'Il S'est acquis. Il a accordé aux Siens des talents et des bienfaits pour qu'ils soient à même de représenter dignement Celui qui possède toutes les capacités. L'Église, dotée de la justice du Christ, se trouve être Son dépositaire : en elle doivent paraître, dans leur plénitude, et se déployer, largement, les richesses de Sa grâce et de Son amour. Dans la pureté et dans la perfection de Son peuple, le Christ voit la récompense de Son humiliation, et le complément de Sa gloire. Il reste, Lui, le grand centre d'où émane toute gloire.

 

Le Sauveur acheva Ses instructions par des paroles pleines de fermeté et d'espérance. Ensuite, levant les yeux au ciel, Il répandit Son âme dans une prière prononcée en faveur de Ses disciples : « Père, l'heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie, selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu'il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. »

 

Le Christ avait achevé l'oeuvre qui Lui avait été assignée. Il avait glorifié Dieu sur la terre. Il avait fait connaître le nom de Son Père. Il avait recruté ceux qui étaient appelés à continuer Son oeuvre parmi les hommes. Et il dit : « Je suis glorifié en eux. Je ne suis plus dans le monde; eux sont dans le monde, et moi je vais à toi. Père saint, garde-les en ton nom que tu m'as donné, afin qu'ils soient un comme nous. » « Ce n'est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un. ... Moi en eux, et toi en moi, afin qu'ils soient parfaitement un, et que le monde reconnaisse que tu m'as envoyé et que tu les as aimés, comme tu m'as aimé. »

 

Par ces paroles qui portent l'empreinte d'une autorité divine, le Christ remet Ses élus entre les bras de Son Père. Il intercède en faveur de Son peuple, en qualité de Souverain Sacrificateur consacré. Berger fidèle, Il rassemble Son troupeau à l'ombre du Tout-Puissant, dans un sûr refuge. Il Lui reste à livrer encore une bataille contre Satan, et Il s'élance au-devant de l'ennemi.  (Leçon de l’École du sabbat du 30 Mars 2025  porte sur le livre “JESUS-CHRIST » d’Ellen G. White) 


 

Leçon de Mardi, le 20 Janvier 2025

 

 

Chapitre 74

 

Gethsémané

 

Suivi de ses disciples, le Sauveur s'achemine lentement vers le jardin de Gethsémané. (Ce chapitre est basé sur Matthieu 26:36-56; Marc 14:32-50; Luc 22:39-53; Jean 18:1-12) La lune est dans son plein; elle resplendit dans un ciel sans nuage. Les tentes des pèlerins sont plongées dans le silence.

 

Jésus avait eu, avec Ses disciples, une conversation animée; cependant, à mesure qu'ils s'approchaient de Gethsémané, Son attitude devenait étrangement silencieuse. Souvent Il était venu méditer et prier là. En cette nuit où devait avoir lieu Sa dernière agonie, Il éprouvait une douleur qu'Il n'avait jamais ressentie. Durant toute Sa vie terrestre, Il avait marché dans la lumière de la présence divine. Alors qu'Il se trouvait en conflit avec des hommes qu'inspirait l'esprit de Satan, Il pouvait dire : « Celui qui m'a envoyé est avec moi; il ne m'a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » (Jean 8:29) Mais cette fois Il paraissait privé de la présence réconfortante de la lumière divine. Il était maintenant compté parmi les transgresseurs. Il lui fallait porter le poids de la culpabilité de l'humanité déchue. L'iniquité de nous tous devait reposer sur Celui qui n'avait pas connu le péché. Le péché lui parait si redoutable, le fardeau de la faute est si lourd, qu'Il a lieu de craindre de Se trouver, pour toujours, privé de l'amour de Son Père. Sachant quelle aversion Dieu éprouve pour le péché, Il s'écrie : « Mon âme est triste jusqu'à la mort. »

 

En approchant du jardin, les disciples avaient remarqué le changement soudain qui s'était produit chez le Maître. Ils ne L'avaient encore jamais vu aussi abattu et silencieux et n'osaient Lui demander la cause de Sa tristesse. À mesure qu'Il avançait, cette angoisse augmentait. Il chancelait comme s'Il allait tomber. Les disciples cherchèrent au jardin l'endroit où Il avait coutume de Se retirer, pensant que le Maître pourrait S'y reposer. Chaque pas Lui coûtait un effort. Comme accablé par un fardeau écrasant, Il faisait entendre des gémissements. Par deux fois Ses compagnons durent Le soutenir, sans quoi il se serait écroulé sur le sol.

 

À l'entrée du jardin, Jésus laissa tous Ses disciples, à l'exception de trois, leur recommandant de prier pour eux et pour Lui. Accompagné de Pierre, Jacques et Jean, Il pénétra dans le lieu le plus retiré. Ces trois disciples, compagnons les plus intimes du Christ, avaient contemplé Sa gloire sur la montagne de la transfiguration et vu Moïse et Élie s'entretenant avec Lui; ils avaient entendu la voix du ciel. Le Christ désirait jouir de leur présence immédiate pendant Sa grande lutte. Ils avaient souvent passé la nuit avec Lui dans cette retraite. Après avoir veillé et prié un moment, ils s'endormaient paisiblement à quelque distance du Maître, et celui-ci les réveillait au matin pour retourner au travail. Mais cette fois Il désirait qu'ils passassent avec Lui la nuit en prière, sans cependant vouloir leur imposer la vue de son agonie.

 

« Restez-ici, dit-il, et veillez avec moi. »

 

Il s'éloigna à quelque distance, – pas si loin qu'ils ne pussent le voir et l'entendre, – et tomba à genoux. Il sentait que le péché Le séparait de Son Père. L'abîme était si large, si noir, si profond, que Son esprit frissonnait. Il ne devait pas faire usage de Sa puissance divine pour échapper à cette agonie. En tant qu'homme Il devait supporter les conséquences du péché de l'homme; Il devait subir la colère dont Dieu frappe la transgression.

 

L'attitude du Christ était bien différente de celle qu'Il avait eue auparavant. Ses souffrances trouvent leur meilleure description dans ces paroles du prophète : « Épée, lève-toi contre mon berger, contre l'homme dont j'ai fait mon compagnon, dit l'Éternel des armées! » (Zacharie 13:7) En tant que substitut et garant de l'homme pécheur, le Christ subissait la justice divine. Il voyait ce que signifie cette justice. Jusqu'ici Il avait intercédé pour d'autres; maintenant il eût voulu trouver un intercesseur pour lui-même.

 

Sentant que son union avec le Père était brisée, le Christ craignait de ne pouvoir, dans Sa nature humaine, sortir victorieux du conflit avec la puissance des ténèbres. Au désert de la tentation, la destinée de la race humaine avait été en jeu et le Christ avait vaincu. Maintenant le tentateur s'approchait pour la lutte finale, lutte formidable à laquelle Satan s'était préparé pendant les trois années du ministère du Christ. Tout était en jeu pour lui. S'il échouait maintenant, tout espoir de domination était perdu pour lui; les royaumes du monde appartiendraient enfin au Christ; Satan serait renversé et jeté dehors. Mais s'il pouvait remporter la victoire sur Jésus, la terre deviendrait son royaume et la race humaine serait pour toujours en son pouvoir.

 

En pensant aux conséquences possibles de la lutte, le Christ redoutait une séparation d'avec Dieu. Satan Lui disait que cette séparation serait éternelle s'Il devenait le garant d'un monde pécheur. Il serait assimilé aux sujets du royaume de Satan et ne retrouverait plus jamais la communion divine.

 

Et qu'avait-il à gagner par Son sacrifice? La faute et l'ingratitude des hommes ne paraissaient-elles pas sans remède? Satan dépeignait au Rédempteur la situation sous son jour le plus sombre : le peuple qui se croit au-dessus de tous les autres, à cause de ses avantages temporels et spirituels, L'a rejeté. Il cherche à Le détruire, Lui qui est le fondement, le centre et le sceau des promesses faites au peuple particulier. L'un de Ses propres disciples, qui a écouté Ses instructions, et qui a joué l'un des premiers rôles dans l'Église, va Le trahir; un autre, des plus zélés, va le renier. Tous L'abandonneront. Le Christ reculait d'effroi à cette pensée. Que ceux qu'Il S'était efforcé de sauver et qu'Il avait tant aimés pussent devenir les complices de Satan, Son âme en était transpercée. La lutte était effroyabLe. La mesure en était donnée par la culpabilité de Sa nation, de Ses accusateurs et du traître, par la culpabilité d'un monde plongé dans l'iniquité. Les péchés des hommes pesaient lourdement sur le Christ, qui se sentait écrasé par le sentiment de la colère dont Dieu frappe le péché.

 

Il voit le prix qu'Il doit payer pour l'âme humaine. Dans Son agonie Il contemple le sol nu, comme pour ne pas s'éloigner davantage de Dieu. La froide rosée nocturne tombe sur Son corps prosterné sans qu'Il y prête attention. De Ses lèvres pâles jaillit ce cri plein d'amertume : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi! » Cependant Il ajoute immédiatement : « Toutefois, non pas comme je veux, mais comme tu veux. »

 

Le coeur humain a besoin de sympathie quand il souffre. Le Christ éprouvait ce besoin dans les profondeurs de Son être. Dans l'agonie suprême de Son âme Il s'approcha des disciples avec un désir intense de recevoir quelque parole de consolation de ceux qu'Il avait si souvent réconfortés et protégés au sein de la douleur et de la détresse. Celui qui, toujours, avait eu, pour eux, des paroles de sympathie, endurait maintenant une agonie surhumaine, et Il désirait les voir prier pour Lui et pour eux-mêmes. Combien la malignité du péché Lui paraissait grande! Il était fortement tenté de laisser la race humaine porter les conséquences de son propre péché et de garder, Lui, Son innocence devant Dieu. Si seulement Il Se sentait compris et apprécié par les disciples, Il en serait fortifié.

 

S'étant levé péniblement, Il vint, en chancelant, à l'endroit où Il avait laissé Ses compagnons. Mais Il « les trouva endormis ». S'Il les avait vus en prière, cherchant leur refuge en Dieu pour échapper aux influences de Satan, il eût éprouvé un soulagement; la fermeté de leur foi l'eût réconforté. Mais ils n'avaient pas tenu compte de l'avertissement réitéré : « Veillez et priez. » Tout d'abord, fort troublés en voyant leur Maître, d'habitude si calme et si digne, en proie à une douleur incompréhensible, ils avaient prié tandis que leurs oreilles étaient frappées par les cris de l'homme de douleur. Ils n'avaient pas l'intention d'abandonner leur Maître, mais ils semblaient paralysés par une sorte de torpeur qu'ils auraient pu secouer s'ils avaient continué de plaider auprès de Dieu. Ils ne comprirent pas la nécessité de veiller et de prier avec ferveur afin de pouvoir résister à la tentation. Immédiatement avant de Se diriger vers le jardin, Jésus avait dit aux disciples : « Vous trouverez tous une occasion de chute. » Ils avaient assuré avec la dernière énergie, qu'ils étaient prêts à l'accompagner en prison et à la mort. Ce pauvre Pierre, toujours plein de lui-même, avait ajouté : « Quand tous trouveraient une occasion de chute, moi pas. » (Marc 14:27,29) Mais les disciples se fiaient à eux-mêmes; malgré les conseils du Christ, ils ne regardaient pas vers leur puissant soutien. C'est ainsi qu'ils se trouvèrent endormis au moment où le Sauveur avait le plus grand besoin de leur tendresse et de leurs prières. Pierre lui-même dormait!  (Leçon de l’École du sabbat du 30 Mars 2025  porte sur le livre “JESUS-CHRIST » d’Ellen G. White) 


Leçon de Mercredi, le 21 Janvier 2025

 

 

Chapitre 74

 

Gethsémané

 

Jean, le disciple bien-aimé, qui s'était appuyé sur le sein de Jésus, dormait, lui aussi! L'amour que Jean avait pour son Maître aurait dû, pourtant, le tenir éveillé! À cette heure de douleur suprême il aurait dû joindre ses ferventes prières à celles de son cher Sauveur. Le Rédempteur avait passé des nuits entières en prière pour que la foi de Ses disciples n'eût pas à défaillir. Si Jésus avait maintenant posé cette question à Jacques et à Jean : « Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire? » ils n'auraient pas osé répondre : « Nous le pouvons. » (Matthieu 20:22)

 

Les disciples se réveillèrent en entendant la voix de Jésus, mais c'est à peine s'ils purent le reconnaître, tant l'angoisse altérait Son visage. S'adressant à Pierre, Jésus dit : « Simon, tu dors! Tu n'as pas été capable de veiller seulement une heure! Veillez et priez, afin de ne pas entrer en tentation; l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible. La faiblesse des disciples éveillait la compassion de Jésus. Il craignait qu'ils ne fussent pas capables de supporter l'épreuve de la trahison, et Sa mort. Sans leur faire de reproche, Il leur dit : « Veillez et priez, afin de ne pas entrer en tentation. » Même dans cette grande agonie, Il cherchait une excuse à leur faiblesse. « L'esprit est bien disposé, dit-il, mais la chair est faible. » Le Fils de Dieu fut ressaisi par l'agonie et, défaillant, épuisé, Il retourna, en chancelant, au point qu'Il venait de quitter. Sa souffrance était encore plus intense. Son angoisse était telle que « sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre ».

 

Les cyprès et les palmiers étaient les témoins silencieux de Son angoisse. Leur feuillage laissait tomber une épaisse rosée sur Son corps exténué comme si la nature pleurait sur Son Auteur, Se débattant seul contre la puissance des ténèbres.

 

Peu de temps auparavant, Jésus avait semblé un cèdre puissant, résistant à l'orage de l'opposition déchaînée contre Lui. Des volontés opiniâtres, des coeurs pleins d'une malice subtile, avaient cherché en vain à le confondre et à l'accabler. Il s'était tenu debout, revêtu d'une majesté divine, comme Fils de Dieu. Maintenant Il était semblable à un roseau battu et ployé par une violente tempête. Il S'était approché de la consommation de Son oeuvre en conquérant, remportant à chaque pas une nouvelle victoire sur la puissance des ténèbres. Comme s'Il eût été déjà glorifié, Il avait proclamé Son unité avec Dieu. Sa voix, maintenant, dans le silence du soir, n'avait pas des accents de triomphe; elle était pleine d'une angoisse toute humaine. Ces paroles du Sauveur parvenaient aux oreilles des disciples assoupis : « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe! Toutefois, non pas ma volonté, mais que la tienne soit faite. »

 

Les disciples auraient voulu aller vers Lui; mais Il leur avait dit de demeurer là, veillant et priant. Quand Jésus revint à eux, Il les trouva de nouveau endormis. Il ressentait un même besoin de compagnie; Il désirait entendre de la part des disciples quelques paroles qui pussent Le soulager et dissiper les ténèbres qui L'accablaient. Mais « leurs yeux étaient appesantis. Ils ne savaient que Lui répondre. » Réveillés par Sa présence, ils virent Son visage recouvert d'une sueur sanglante, et ils en furent tout effrayés. Ils ne pouvaient comprendre Son angoisse. Il était un « sujet d'étonnement, tant son visage était défait, méconnaissable; tant son aspect différait de celui des autres hommes » (Ésaïe 52:14).

 

Jésus retourna vers Sa retraite, et vaincu par l'horreur de ténèbres profondes, tomba à genoux. À cette heure de l'épreuve, l'humanité du Fils de Dieu était tremblante. En ce moment, Il ne priait plus pour que la foi des disciples ne défaillît point, mais pour Sa propre âme tentée et agonisante. Le moment redoutable était arrivé où devait se décider la destinée du monde. Le sort de l'humanité oscillait dans la balance. Le Christ pouvait encore refuser de boire la coupe préparée pour l'homme coupable. Il n'était pas trop tard. Jésus pouvait essuyer la sueur sanglante de Son visage et laisser périr l'homme dans son iniquité. Il pouvait dire : Que le transgresseur subisse la peine de son péché; moi, je retournerai vers mon Père. Le Fils de Dieu allait-Il consentir à boire la coupe amère de l'humiliation et de l'agonie? L'innocent allait-Il subir les conséquences de la malédiction du péché pour sauver le coupable? Les lèvres pâles et tremblantes de Jésus murmurèrent ces paroles : « Mon Père, s'il n'est pas possible que cette coupe s'éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite! »

 

Trois fois Il répéta cette prière. Par trois fois l'humanité de Jésus a hésité devant le dernier sacrifice, le sacrifice suprême. Maintenant l'histoire de la race humaine se présente à l'esprit du Rédempteur du monde. Il voit qu'abandonnés à eux-mêmes les transgresseurs de la loi sont destinés à périr. Il voit l'homme dans un état désespéré. Il aperçoit la puissance du péché. Le malheur et les lamentations d'un monde condamné se dressent devant Lui. Sa décision est prise. Il sauvera l'homme à n'importe quel prix. Il accepte le baptême du sang, pourvu que des millions d'êtres humains obtiennent la vie éternelle. Il a quitté les parvis célestes, où tout est pureté, bonheur, gloire, pour sauver l'unique brebis perdue, le seul monde qui soit tombé dans le péché. Il ne renoncera pas à Sa mission. Il deviendra une victime de propitiation pour une race vouée au péché. Sa prière ne respire plus que la soumission : « S'il n'est pas possible que cette coupe s'éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite! »

 

Ayant pris sa décision, Il tomba inanimé sur le sol d'où il avait essayé de Se relever. Où étaient maintenant Ses disciples, qui eussent dû soutenir de leurs mains le Maître défaillant et baigner Son visage à l'aspect si différent de celui des autres hommes? Le Sauveur était seul à fouler au pressoir, et personne parmi les siens n'était avec lui.

 

Mais Dieu partageait les souffrances de Son Fils. Les anges contemplaient l'agonie du Sauveur, entouré de légions diaboliques et en proie à un effroi mystérieux qui Le faisait frissonner. Le silence régnait dans le ciel. Aucune harpe ne vibrait. Si les mortels avaient pu voir l'étonnement et la douleur silencieuse de l'armée angélique alors que le Père retirait de Son Fils bien-aimé Ses rayons de lumière, d'amour et de gloire, ils comprendraient mieux combien le péché Lui est odieux.  (Leçon de l’École du sabbat du 30 Mars 2025  porte sur le livre “JESUS-CHRIST » d’Ellen G. White) 

 

Leçon de Jeudi, le 22 Janvier 2025

 

 

Chapitre 74

 

Gethsémané

 

Les mondes qui n'ont pas connu le péché et les anges du ciel ont assisté avec un intérêt passionné à la fin du conflit. Satan et ses confédérés, les légions de rebelles, ont également assisté avec le plus grand intérêt à cette crise de l'oeuvre de la rédemption. Les puissances du bien et du mal attendaient anxieusement la réponse de Dieu à la prière du Christ, trois fois répétée. Des anges avaient désiré apporter un soulagement à cet Être divin qui souffrait, mais cela ne pouvait se faire. Aucune issue ne s'ouvrait devant le Fils de Dieu. Pourtant au plus fort de cette crise effroyable où tout était en jeu, alors que la coupe mystérieuse tremblait dans la main de l'Homme de douleur, les cieux s'ouvrirent enfin, une lumière resplendit à travers les ténèbres de cette heure unique, et l'ange puissant qui occupe, en la présence de Dieu, La position d'où Satan a été exclu, vint se placer à côté du Christ. Cet ange ne venait pas pour enlever la coupe des mains du Christ, mais pour Le fortifier, afin qu'Il pût la boire, en Lui donnant l'assurance de l'amour de Son Père. Il venait pour donner des forces à l'Être divin et humain qui était en prière. Il Lui montra le ciel ouvert et Lui parla des âmes qui seraient sauvées par Ses souffrances. Il lui rappela que Son Père est plus puissant que Satan, que Sa mort aurait pour effet la défaite totale de celui-ci et que le royaume de ce monde serait donné aux saints du Très-Haut. Il lui dit qu'Il pourrait contempler le fruit de Ses labeurs et qu'Il serait rassasié de joie en voyant des multitudes d'êtres humains sauvés pour l'éternité.

 

L'agonie du Christ n'avait pas cessé, mais Il ne Se sentait plus découragé. La tempête n'était pas apaisée, mais Il était assez fort pour y résister. Il sortait de l'épreuve, calme et serein. Une paix céleste reposait sur Son visage taché de sang. Il avait enduré ce qu'aucun être humain ne pourra jamais endurer; car Il avait goûté les souffrances de la mort à la place de tous les hommes.

 

Les disciples endormis avaient été subitement réveillés par la lumière qui enveloppait le Sauveur. Ils virent l'ange penché sur leur Maître prosterné, appuyer la tête du Sauveur sur sa poitrine et Lui montrer le ciel. Ils entendirent sa voix, semblable à la plus douce musique, prononçant des paroles de consolation et d'espérance. Les disciples se rappelèrent ce qui s'était passé sur la montagne de la transfiguration, La gloire qui avait inondé Jésus dans le temple, et la voix de Dieu qui s'était fait entendre, du sein de la nue. Cette même gloire se manifestait à nouveau, dissipant toutes les craintes qu'ils entretenaient au sujet de leur Maître. Il se trouvait sous la protection divine; un ange puissant avait été envoyé pour Le garder. Les disciples fatigués retombèrent sous la torpeur qui les accablait. Une fois encore, Jésus les trouva endormis.

 

Les regardant avec tristesse, Il leur dit : « Dormez maintenant, et reposez-vous! Voici, l'heure est proche où le Fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs. »

 

En prononçant ces paroles, Il entendit déjà le bruit des pas de la populace qui Le cherchait, et Il dit : « Levez-vous, allons; celui qui me livre s'approche. Jésus ne montrait plus aucune trace d'agonie lorsqu'Il S'avança au-devant du traître. Ayant distancé Ses disciples, Il demanda : « Qui cherchez-vous? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Il leur dit : C'est moi. » À cet instant l'ange qui était venu à Son secours se plaça entre Lui et la foule. Une lumière divine éclairait le visage du Sauveur et une forme de colombe le recouvrait. La foule sanguinaire ne pouvait supporter la présence de cette gloire. Tous reculèrent. Prêtres, anciens, soldats, Judas lui-même, tombèrent à terre, comme morts.

 

L'ange se retira et la lumière s'évanouit. Jésus avait l'occasion de s'enfuir, mais Il resta calme et maître de Lui-même. Il Se tenait, glorifié, au milieu de cette bande endurcie, étendue sans force à Ses pieds. Les disciples regardaient, muets de saisissement et d'épouvante.

 

Soudain la scène changea d'aspect. La foule se releva. Les soldats romains, Les prêtres, avec Judas, se rassemblèrent autour du Christ. Ils paraissaient honteux de leur faiblesse, et craignaient que Jésus ne voulût s'échapper. Le Rédempteur renouvela Sa question : « Qui cherchez-vous? » Tout prouvait que Celui qui Se tenait devant eux était le Fils de Dieu, mais ils ne voulaient pas Se laisser convaincre. Ils répondirent encore une fois : « JÉsus de Nazareth. » Alors Jésus reprit : « Je vous ai dit que c'est moi. Si donc c'est moi que vous cherchez, laissez partir ceux-ci », et ce disant Il montrait les disciples. Sachant combien leur foi était faible, Il S'efforçait de leur épargner la tentation et l'épreuve. Il était prêt à Se sacrifier pour eux.

 

Judas n'oublia pas son rôle de traître. C'est lui qui, suivi de près par le souverain sacrificateur, avait introduit la foule dans le jardin. Il avait donné ce signe à ceux qui poursuivaient Jésus : « Celui a qui je donnerai un baiser, c'est lui : saisissez-le. » (Matthieu 26:48) Maintenant il feignait de ne rien avoir de commun avec eux. S'approchant de Jésus, il Lui prend familièrement la main, comme un ami. Il Le baise plusieurs fois en lui disant : « Salut, Rabbi! » et il simule pleurer de sympathie pour lui, dans le danger.

 

Jésus lui dit : « Ami, ce que tu es venu faire, fais-le. » Et Sa voix vibrait de douleur, tandis qu'Il ajoutait : « Judas, c'est par un baiser que tu livres le Fils de l'homme! » Un tel appel aurait dû réveiller la conscience du traître, toucher son coeur obstiné; mais tout sentiment d'honneur, de loyauté, et de tendresse humaine l'avait abandonné. Il se montrait hardi, avec un air de défi, ne manifestant aucune disposition à revenir en arrière. Il s'était donné à Satan, et n'avait plus de force pour lui résister. Jésus ne refusa pas le baiser du traître.

 

La foule s'enhardit quand elle vit que Judas osait toucher la personne de Celui qui venait de Se montrer glorifié à leurs yeux. On se saisit alors de Jésus, et on se mit en devoir de lier ces mains qui avaient été sans cesse occupées à faire du bien.

 

Les disciples s'étaient imaginé que le Maître ne Se laisserait pas prendre. Ils pensaient que la puissance qui avait jeté à terre ces gens pouvait les y maintenir jusqu'à ce que Jésus et ses compagnons se fussent mis en sûreté. Ils éprouvèrent du désappointement et de l'indignation quand on apporta des cordes pour lier les mains de Celui qu'ils aimaient. Saisi de colère, Pierre tira brusquement son épée et voulut défendre son Maître, mais il ne réussit qu'à couper une oreille au serviteur du souverain sacrificateur. À cette vue Jésus dégagea Ses mains, bien qu'elles fussent fermement tenues par les soldats romains, et Il leur dit : « Tenez-vous en là! » Il toucha l'oreille blessée, et la guérit à l'instant même. Ensuite Il dit à Pierre : « Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée. Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l'instant plus de douze légions d'anges? » – une légion pour chacun des disciples. Pourquoi, pensaient les disciples, ne

 

Se sauve-t-Il pas Lui-même et nous avec Lui? Pour répondre à cette pensée cachée, Jésus ajouta : « Comment donc s'accompliraient les Écritures d'après lesquelles il doit en être ainsi? » « La coupe que le Père m'a donnée, ne la boirai-je pas? »

 

La dignité officielle dont étaient revêtus les conducteurs juifs ne les avait pas empêchés de se joindre à ceux qui poursuivaient Jésus. Son arrestation était une affaire trop importante pour être confiée à des subordonnés; ces prêtres et ces anciens rusés accompagnaient la police du temple et la racaille qui suivait Judas, à Gethsémané. Quelle société pour ces dignitaires : – une tourbe avide de sensations et pourvue de tout l'attirail nécessaire à la capture d'une bête sauvage!

 

Se tournant vers les prêtres et les anciens, le Christ fixa sur eux Son regard pénétrant. Ils ne devaient jamais oublier, aussi longtemps qu'ils vivraient, les paroles qu'Il prononça à cette occasion. Ses paroles étaient les flèches acérées du Tout-Puissant. Il leur dit avec dignité : « Vous êtes venus comme après un brigand, avec des épées et des bâtons, pour vous emparer de moi. J'étais tous les jours parmi vous, j'enseignais dans le temple, et vous ne vous êtes pas saisis de moi. » La nuit convient mieux à votre oeuvre. « Mais c'est ici votre heure et le pouvoir des ténèbres. »

 

La terreur s'empara des disciples quand ils virent que Jésus Se laissait prendre et lier. Ils étaient scandalisés de ce qu'il tolérait que cette humiliation fût infligée à lui-même et à eux. Ils ne pouvaient comprendre sa conduite, sa passivité devant la foule qui le maltraitait. Dominés par l'indignation et la peur, ils suivirent le conseil de Pierre, qui leur proposa de songer à leur propre salut. « Alors tous L'abandonnèrent et prirent la fuite. » Le Christ avait annoncé cette désertion. « Voici, l'heure vient, avait-il dit, et même elle est venue, où vous serez dispersés chacun de son côté, et où vous me laisserez seul; mais je ne suis pas seul, car le Père est avec moi. » (Jean 16:32).  (Leçon de l’École du sabbat du 30 Mars 2025  porte sur le livre “JESUS-CHRIST » d’Ellen G. White) 


 

Leçon de Vendredi, le 23 Janvier 2025

 

 

Chapitre 75

 

Devant Anne et devant Caïphe

 

On poussa Jésus de l'autre côté du torrent du Cédron, par-delà les jardins et les bosquets d'oliviers, à travers les rues silencieuses de la ville endormie. Il était plus de minuit, et les cris de la foule qui le suivait en le huant rompaient brusquement le silence nocturne. Le Sauveur, étroitement lié et gardé, s'avançait avec peine. Ceux qui l'avaient arrêté le conduisirent, en toute hâte, au palais d'Anne (Ce chapitre est basé sur Matthieu 26:57-75; 27:1; Marc 14:53-72; 15:1; Luc 22:54-71; Jean 18:13-27), qui avait précédé Caïphe dans l'office du souverain sacrificateur.

 

Anne était à la tête du sacerdoce, et, par déférence pour son âge, on lui accordait les honneurs dus au grand prêtre. On recherchait ses conseils et on les suivait comme la voix de Dieu. C'est à lui qu'on voulut, en tout premier lieu, montrer Jésus, captif du pouvoir sacerdotal. On voulait qu'il assistât à l'interrogatoire du prisonnier, car on craignait que Caïphe, moins expérimenté, ne réussît pas à atteindre le but qu'on se proposait; l'habileté, la ruse et la finesse d'Anne étaient nécessaires pour obtenir à tout prix la condamnation du Christ.

 

Jésus devait paraître devant le sanhédrin; mais Il fut d'abord soumis à un examen préliminaire, en présence d'Anne. La domination romaine ne laissait pas au sanhédrin la faculté d'exécuter les condamnations à mort. On ne pouvait qu'examiner le prisonnier et prononcer sur lui une sentence soumise ensuite à la ratification des autorités romaines. Il fallait donc mettre au compte du Christ des actes qui fussent considérés comme des délits par les Romains, et, en même temps, trouver une accusation qui justifiât Sa condamnation aux yeux des Juifs. Un bon nombre de prêtres et d'anciens avaient été convaincus par l'enseignement du Christ, et seule la crainte de l'excommunication les empêchait de Le confesser. Les prêtres se rappelaient fort bien la question de Nicodème : « Notre loi juge-t-elle un homme avant qu'on l'ait entendu et qu'on sache ce qu'il a fait ? » (Jean 7:51) Cette question avait suffi, à ce moment-là, pour mettre la division dans le conseil et pour déjouer le plan échafaudé. Joseph d'Arimathée et Nicodème ne devaient pas être convoqués cette fois-ci, mais il pouvait s'en trouver d'autres qui oseraient parler en faveur de la justice. Le procès devait être dirigé de manière à rallier tous les membres du sanhédrin contre le Christ. Les prêtres désiraient surtout maintenir deux chefs d'accusation. Si l'on pouvait démontrer que Jésus était un blasphémateur, Il serait condamné par les Juifs. Si l'on pouvait le convaincre de sédition, on obtiendrait Sa condamnation par les Romains. Anne s'efforça d'abord d'établir la seconde accusation. Il interrogea Jésus au sujet de Ses disciples et de Sa doctrine, dans l'espoir que le prisonnier serait amené à dire quelque chose qui lui offrit une prise. Il espérait le faire avouer qu'Il s'efforçait de fonder une société secrète dont le but était d'établir un nouveau royaume. Ainsi les prêtres pourraient le livrer aux Romains, comme coupable d'avoir troublé la paix et fomenté l'insurrection.

 

Le Christ lisait ce dessein dans l'âme du prêtre comme dans un livre ouvert. Découvrant la pensée la plus intime de celui qui L'interrogeait, Il nia qu'un pacte occulte le liât à Ses disciples ou qu'Il les réunît secrètement, dans les ténèbres, pour dissimuler Ses intentions; celles-ci et Ses doctrines n'avaient rien de mystérieux. « J'ai parlé ouvertement au monde, dit-il ; j'ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les Juifs s'assemblent, et je n'ai parlé de rien en secret. »

 

Le Sauveur fit ressortir le contraste existant entre sa manière de travailler et les méthodes employées par Ses accusateurs. Des mois durant ils l'avaient poursuivi, cherchant à Le prendre au piège et à L'amener devant un tribunal secret où ils obtiendraient par un parjure ce qu'ils n'obtenaient pas par des moyens honnêtes. Maintenant ils réalisaient leur dessein. Le faire saisir de nuit par une troupe, L'accabler de moqueries et de mauvais traitements avant qu'il eût été condamné ni même accusé, voilà leur comportement, qui différait du sien. Leur manière d'agir constituait une violation de la loi. Leurs propres règlements demandaient que tout homme fût traité en innocent aussi longtemps que sa culpabilité n'avait pas été établie. Ces règlements condamnaient donc les prêtres.

 

S'adressant à son examinateur, Jésus dit : « Pourquoi m'interroges-tu? » Les prêtres et les anciens n'avaient-ils pas envoyé des espions pour surveiller Ses mouvements et rapporter chacune de Ses paroles? Ces hommes n'avaient-ils pas été présents toutes les fois que le peuple s'était assemblé, et n'avaient-ils pas renseigné les prêtres sur tout ce qu'Il disait et faisait? « Demande à ceux qui m'ont entendu de quoi je leur ai parlé; voici, ils savent, eux, ce que moi j'ai dit. »

 

Anne fut réduit au silence par cette réponse si catégorique. Il craignait que le Christ ne révélât, au sujet de sa conduite, quelque chose qu'il préférait garder caché : c'est pourquoi il ne Lui dit rien de plus, à cette occasion. Rempli de colère, en voyant qu'Anne avait eu la bouche fermée, l'un de ses agents frappa Jésus au visage, en lui disant : « Est-ce ainsi que tu réponds au grand prêtre? »

 

Le Christ répondit : « Si j'ai mal parlé, prouve ce qu'il y a de mal; et si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu? » Il ne laissa échapper aucune parole de vengeance. Sa réponse, empreinte du plus grand calme, venait d'un coeur sans péché, qui ne se laissait pas emporter par la colère.

 

Le Christ était très sensible aux mauvais traitements et aux injures. Aucun outrage ne Lui était épargné par des êtres qu'Il avait créés et en faveur desquels Il avait consenti un sacrifice infini. Il souffrait en proportion de Sa sainteté et de Sa haine à l'égard du péché. C'était pour Lui un grand sacrifice que d'être questionné par des hommes qui Le traitaient en ennemi, et il Lui répugnait de Se sentir entouré d'êtres humains dominés par Satan. Il savait que par la puissance divine Il aurait pu renverser dans la poussière ceux qui Le tourmentaient. Et cette connaissance ne faisait que rendre Son épreuve plus dure.

 

Les Juifs attendaient un Messie qui se manifesterait avec un éclat extérieur, et qui, par un acte de volonté souveraine, modifierait le cours des pensées humaines et contraindrait les hommes à reconnaître Sa suprématie. De cette manière, pensaient-ils, Il S'élèverait au-dessus de tous et réaliserait leurs espoirs ambitieux. Le Christ était donc fortement tenté, sous le fouet du mépris, de manifester Son caractère divin. Un mot, un regard de Lui, pouvait contraindre Ses persécuteurs à reconnaître le Seigneur des rois et des gouverneurs, des prêtres et du temple. Il Lui était difficile de rester dans la position qu'Il avait choisie en s'identifiant avec l'humanité.

 

Les anges du ciel observaient tout ce qui se faisait contre leur bien-aimé Chef. Ils désiraient ardemment Le délivrer. Les anges, aux ordres de Dieu, sont tout-puissants; en une certaine occasion, commandés par le Christ, ils avaient fait mourir cent quatre-vingt-cinq mille hommes de l'armée assyrienne. Il eût été facile à ces anges, témoins des scènes honteuses qui accompagnaient le procès du Christ, de manifester leur indignation en consumant les ennemis de Dieu, mais aucun ordre de ce genre ne leur fut donné. Celui qui pouvait exterminer Ses ennemis préférait supporter leur cruauté. L'amour qu'Il avait pour Son Père et le souvenir de l'engagement pris, dès avant la fondation du monde, de porter les péchés de l'humanité, Lui faisaient accepter, sans se plaindre, les grossièretés de ceux qu'Il était venu sauver. Il considérait comme une partie de Sa mission d'endurer, dans Son humanité, toutes les injures et tous les mauvais traitements. L'espérance de l'humanité reposait sur ha soumission du Christ à tout ce que des mains et des coeurs d'hommes Lui feraient subir.  (Leçon de l’École du sabbat du 30 Mars 2025  porte sur le livre “JESUS-CHRIST » d’Ellen G. White) 

 

Leçon de Samedi, le 24 Janvier 2025

 

 

Chapitre 75

 

Devant Anne et devant Caïphe

 

Bien que le Christ n'eût fourni aucun prétexte à Ses accusateurs, Il était lié et faisait figure de condamné. Il fallait, cependant, sauver au moins les apparences de la justice, respecter les formes d'un procès conduit d'après les règles. Les autorités, décidées à faire vite, savaient de quelle estime Jésus jouissait auprès du peuple, et elles craignaient qu'une tentative fût faite pour Le délivrer, si la nouvelle de Son arrestation était ébruitée. De plus, la célébration de la Pâque amènerait un délai d'une semaine si le procès et l'exécution ne pouvaient avoir lieu immédiatement. Ainsi leur projet serait frustré. Pour obtenir la condamnation de Jésus, on comptait surtout sur les clameurs de la populace à laquelle se mêlait la racaille de Jérusalem. Un retard d'une semaine amènerait peut-être un apaisement de l'effervescence et rendrait possible une réaction. La meilleure partie du peuple pourrait alors prendre parti pour le Christ, et plusieurs Lui apporteraient un témoignage favorable, en faisant connaître ses oeuvres extraordinaires. Ceci aurait attiré sur le sanhédrin l'indignation du peuple. On blâmerait alors les poursuites dont Jésus avait été l'objet, et le Christ, remis en liberté, recevrait de nouveaux hommages de la foule. Les prêtres et les principaux décidèrent donc de livrer Jésus aux Romains avant que leur dessein ne fût rendu public.

 

Mais il fallait tout d'abord trouver un chef d'accusation. Jusqu'ici on n'avait abouti à rien. Anne donna l'ordre de conduire Jésus auprès de Caïphe. Celui-ci appartenait au parti des sadducéens, dont quelques-uns étaient les ennemis les plus acharnés de Jésus. Caïphe, quoique manquant de force de caractère, était aussi dur, aussi impitoyable et aussi dépourvu de scrupules que ne l'était Anne. Il n'allait épargner aucun moyen pour supprimer Jésus. C'était de très bonne heure, et il faisait encore sombre; éclairée par la lumière des torches et des lanternes, la bande armée conduisit son prisonnier au palais du souverain sacrificateur. Là, pendant que les membres du sanhédrin s'assemblaient, Anne et Caïphe recommencèrent à interroger Jésus, mais sans succès.

 

Quand le conseil se fut rassemblé dans la salle du tribunal, Caïphe prit place sur le fauteuil présidentiel. À ses côtés se tenaient les juges et ceux qui s'intéressaient plus particulièrement au procès. Des soldats romains montaient la garde sur l'estrade au-dessous du siège au pied duquel se tenait Jésus; tous les regards étaient fixés sur Lui. L'agitation était extrême. Jésus, seul, calme et serein, paraissait entouré d'une atmosphère de sainte influence.

 

Caïphe avait considéré Jésus comme un rival. L'empressement du peuple à écouter le Sauveur et, au moins en apparence, à accepter Ses enseignements, avait excité l'envie du souverain sacrificateur. Cependant, en regardant son prisonnier, Caïphe ne pouvait, maintenant, s'empêcher d'admirer Son attitude noble et digne, ni se dérober à la conviction que l'Homme qui se tenait devant lui était de race divine. Mais, rejetant bientôt cette pensée, il demanda, sur un ton moqueur et hautain, que Jésus accomplit devant Ses juges l'un de Ses miracles puissants. Le Sauveur parut ne pas l'entendre. Les assistants ne pouvaient s'empêcher d'établir une comparaison entre l'excitation et la malice d'Anne et de Caïphe, et l'attitude douce et majestueuse de Jésus. La foule endurcie se demandait si cet homme, à l'aspect d'un Dieu, devrait être condamné comme un criminel.

 

Caïphe, s'étant rendu compte que les choses prenaient une tournure favorable à Jésus, précipita le dénouement. Les ennemis de Jésus étaient très perplexes. Ils étaient bien décidés à le faire condamner, mais comment y arriver, c'est ce qu'ils ne savaient pas. Une partie des membres du conseil était composée de pharisiens, l'autre de sadducéens. Une grande animosité régnait entre eux; il y avait des sujets de controverse que l'on n'osait aborder de crainte de susciter une querelle. Il eût suffi à Jésus de quelques mots pour éveiller les préjugés qu'ils nourrissaient les uns envers les autres et pour détourner leur colère de Sa personne. Caïphe le savait et il tenait à éviter toute dispute. Il ne manquait pas de témoins pour dire que le Christ avait dénoncé les prêtres et les scribes, les accusant d'hypocrisie et de meurtre, mais il ne convenait pas d'exploiter ce témoignage. En effet, les sadducéens avaient usé du même langage à l'endroit des pharisiens à l'occasion de leurs violents débats. D'ailleurs un tel témoignage ne serait d'aucun poids auprès des Romains, qui n'éprouveraient que dégoût pour les prétentions des pharisiens. Il était évident que Jésus avait méconnu les traditions des Juifs et parlé d'une manière irrespectueuse de plusieurs de leurs ordonnances; mais, sans compter que les pharisiens et les sadducéens étaient en conflit au sujet de la tradition, ceci ne serait d'aucun poids à l'égard des Romains. Les ennemis du Christ n'osaient pas l'accuser d'avoir violé le sabbat, de crainte qu'une enquête ne révélât le caractère de Son oeuvre. Si Ses miracles de guérison étaient mis en lumière, les prêtres obtiendraient l'effet opposé à celui cherché.

 

On avait acheté de faux témoins pour accuser Jésus d'avoir provoqué des rébellions et de s'être efforcé d'établir un gouvernement indépendant; mais pressés de questions, ils durent se rétracter, leurs témoignages étant vagues et contradictoires.

 

Dans les commencements de Son ministère, le Christ avait dit : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. » Dans ce langage prophétique figuré, Il avait annoncé Sa mort et Sa résurrection. « Il parlait du temple de son corps. » (Jean 2:19,21) Les Juifs, donnant à ces paroles un sens littéral, les avaient appliquées au temple de Jérusalem. C'était la seule chose, parmi toutes les déclarations du Christ, dont les prêtres pussent se servir contre Lui. Ils espéraient obtenir un avantage en falsifiant cette déclaration. Les Romains s'étaient intéressés à la reconstruction et à l'embellissement du temple. Toute parole de mépris à son sujet provoquerait donc leur orgueilleuse indignation. Sur ce terrain, les Romains et les Juifs, les pharisiens et les sadducéens pouvaient se rencontrer, car tous professaient la plus grande vénération pour le temple. On finit par trouver deux témoins qui ne se contredisaient pas autant que leurs prédécesseurs. L'un d'eux, que l'on avait corrompu à prix d'argent, porta cette accusation : « Cet homme a dit : Je puis détruire le temple de Dieu et le rebâtir en trois jours. » C'était altérer les paroles du Christ. Si celles-ci avaient été rapportées fidèlement, elles n'auraient pas obtenu du sanhédrin une sentence de condamnation. Si Jésus n'était qu'un homme, comme le prétendaient les Juifs, une déclaration semblable eût trahi une folle présomption sans qu'on pût la transformer en un blasphème. Même sous la forme que lui donnaient les faux témoins, cette parole ne contenait rien que les Romains pussent considérer comme un crime digne de mort.

 

Jésus, sans prononcer une seule parole pour Sa défense, écoutait patiemment ces fausses dépositions. À la fin, Ses accusateurs, embarrassés, confondus, devinrent furieux. Le procès n'avançait pas : leur complot paraissait sur le point d'échouer. À Caïphe, désespéré, il ne restait plus qu'une ressource : obliger le Christ à Se condamner Lui-même. Le grand prêtre se leva de son siège, le visage décomposé par la passion; sa voix et son maintien montraient assez qu'il aurait volontiers abattu le prisonnier qui Se tenait devant lui. « Ne réponds-tu rien? s'écria-t-il. Qu'est-ce que ces gens déposent contre toi? »

 

Jésus garda le silence. « Il est maltraité et il s'humilie : il n'ouvre point la bouche. Comme l'agneau qu'on mène à la boucherie, comme la brebis muette devant ceux qui la tondent, il n'a pas ouvert la bouche. » (Ésaïe 53:7)

 

Alors Caïphe, levant vers le ciel la main droite, s'adressa à Jésus avec la plus grande solennité : « Je t'adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. »  (Leçon de l’École du sabbat du 30 Mars 2025  porte sur le livre “JESUS-CHRIST » d’Ellen G. White) 

 

Leçon de Dimanche, le 25 Janvier 2025

 

 

Chapitre 75

 

Devant Anne et devant Caïphe

 

Devant un tel appel, le Christ ne pouvait plus se taire. S'il y a un temps pour se taire, il y a aussi un temps pour parler. Il n'avait pas parlé tant qu'Il n'avait pas été pris à partie directement. Il savait qu'une réponse donnée maintenant rendrait sa mort certaine. Mais l'appel venant de la plus haute autorité reconnue par la nation, et fait au nom du Très-Haut, le Christ ne voulut pas manquer au respect dû à la loi. D'autre part Sa relation avec le Père était en question. Il devait donc attester clairement Son caractère et Sa mission. Jésus avait dit aux disciples : « Quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai, moi aussi, devant mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 10:32) Il voulut, à cette heure, confirmer cet enseignement par Son propre exemple. Toutes les oreilles étaient tendues, et tous les yeux étaient fixés sur Son visage tandis qu'Il répondait : « Tu l'as dit. » Une lumière céleste parut éclairer Sa figure lorsqu'Il ajouta : « De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l'homme assis à la droite de la Puissance de Dieu et venant sur les nuées du ciel. »

 

Un instant la divinité du Christ éclata à travers le déguisement de Son humanité. Le souverain sacrificateur trembla devant le regard pénétrant du Sauveur. Ce regard semblait lire ses pensées secrètes et mettait son coeur en feu. Il ne put jamais oublier, par la suite, ce regard inquisiteur du Fils de Dieu persécuté.

 

« Vous verrez désormais le Fils de l'homme assis à la droite de la Puissance de Dieu et venant sur les nuées du ciel », déclara Jésus. Dans ce tableau tracé par ces paroles du Christ les rôles seront intervertis. Alors, le Seigneur de la vie et de la gloire sera assis à la droite de Dieu. Il sera le Juge de toute la terre; Ses décisions seront sans appel. Toutes les choses secrètes seront alors amenées à la lumière de la face de Dieu, et chacun sera jugé selon ses oeuvres. Ces paroles du Christ firent frémir le souverain sacrificateur. La pensée qu'il pût y avoir une résurrection des morts, quand tous comparaîtraient à la barre de Dieu pour recevoir leur rétribution, remplissait Caïphe de terreur. Il n'aimait pas à penser qu'un moment viendrait où il aurait à rendre compte de ses oeuvres. Les scènes du jugement final s'offrirent à son esprit comme dans un panorama. Il eut un instant le spectacle effroyable des sépulcres rendant leurs morts avec les secrets qu'il imaginait enterrés pour toujours. Il se crut devant le Juge éternel, dont le regard, qui voit toutes choses, lisait dans son âme, faisant jaillir à la lumière des mystères qu'il supposait ensevelis éternellement avec les morts.

 

Mais bientôt cette scène s'effaça de son esprit. Le sadducéen, qui avait nié la doctrine de la résurrection, du jugement et de la vie future, était blessé au vif; une fureur satanique l'emportait. Cet Homme, qui Se tenait devant lui, dans l'attitude d'un prisonnier, allait-Il S'attaquer à ses théories les plus chères? Feignant une indignation sacrée, il déchira sa robe et demanda que le prisonnier fût, sans autre forme de procès, condamné comme blasphémateur. « Qu'avons-nous encore besoin de témoins? dit-il. Vous venez d'entendre le blasphème. Qu'en pensez-vous? Tous furent d'accord pour le condamner.

 

La conviction qui s'était emparée de lui, mêlée à la passion, détermina la conduite de Caïphe. Furieux de ne pouvoir s'empêcher de croire aux paroles du Christ, au lieu de déchirer son coeur sous l'impression produite par la vérité et de confesser la messianité de Jésus, il déchira sa robe sacerdotale, décidé à résister. Ce geste revêtait une signification profonde. Par cet acte, qui visait à influencer les juges et assurer la condamnation du Christ, le souverain sacrificateur s'est condamné lui-même. Au regard de la loi de Dieu il s'était disqualifié en vue du sacerdoce. Il avait prononcé une sentence de mort sur lui-même.

 

Le souverain sacrificateur ne devait pas déchirer ses vêtements. La loi lévitique le lui défendait sous peine de mort. Aucune circonstance, aucune occasion, n'autorisait un prêtre à déchirer sa robe. Les Juifs avaient la coutume de déchirer leurs vêtements à la mort de leur amis, mais il était interdit au prêtre de se conformer à cet usage. Le Christ avait donné à Moïse un commandement positif à cet égard (Lévitique 10:6).

 

Tout ce que le prêtre portait devait être entier et sans tache. Ses beaux vêtements officiels représentaient le caractère de Jésus-Christ, le grand Antitype. Dieu ne pouvait rien accepter qui ne fût parfait, soit dans le vêtement et l'attitude, soit en paroles et en esprit. Il est saint, et le service terrestre devait donner une idée de Sa gloire et de Sa perfection. La sainteté du service céleste ne pouvait être représentée convenablement par quoi que ce soit qui ne fût parfait. L'homme borné peut déchirer son propre coeur pour montrer un esprit humble et contrit. Dieu apprécie cela. Mais aucune déchirure ne devait être faite aux vêtements sacerdotaux, car cela eût faussé la représentation des choses célestes. Le souverain sacrificateur qui eût osé paraître, dans l'exercice de ses fonctions sacrées, et vaquer au service du sanctuaire avec une robe déchirée, eût été considéré comme ayant rompu avec Dieu. En déchirant son vêtement il perdait son caractère représentatif et cessait d'être accepté par Dieu en qualité de prêtre officiant. La conduite de Caïphe était donc le fruit d'une passion humaine et révélait l'imperfection de son caractère.

 

En déchirant ses vêtements, Caïphe anéantissait la loi de Dieu, au profit d'une tradition humaine. Une loi établie par les hommes permettait, en effet, au prêtre qui avait entendu un blasphème, de déchirer impunément son vêtement pour montrer son horreur. Ainsi les lois humaines avaient supplanté la loi divine.

 

La curiosité du peuple s'attachait aux moindres actes du souverain sacrificateur; et Caïphe visait à l'effet en faisant étalage de piété. Mais, par cet acte, dirigé contre le Christ, il injuriait Celui dont Dieu a dit : « Mon nom est en lui » (Exode 23:21). C'est lui qui se rendait coupable de blasphème. Et au moment même où il était l'objet de la condamnation divine, il condamnait le Christ comme blasphémateur.

 

En déchirant son vêtement, Caïphe annonçait, sans le vouloir, quelle serait désormais la position de la nation juive à l'égard de Dieu. Le peuple, jusque-là l'élu de Dieu, rompait avec Lui, et Jéhovah allait bientôt cesser de le reconnaître. Quand le Christ s'écria sur la croix : « Tout est accompli. » (Jean 19:30), et que le voile du temple se déchira en deux, Celui qui veille du haut des cieux annonça que le peuple juif avait rejeté l'Antitype vers lequel convergeaient tous les symboles, toutes les figures de leur culte. Israël avait consommé sa rupture avec Dieu. Caïphe pouvait bien déchirer sa robe officielle, qui attestait sa prétention à représenter le grand Souverain Sacrificateur; en effet, ce vêtement n'avait plus aucune signification ni pour lui ni pour le peuple. Le souverain sacrificateur pouvait bien exprimer l'horreur qu'il éprouvait pour lui-même et pour la nation en déchirant son vêtement.

 

Le sanhédrin avait déclaré que Jésus était digne de mort; cependant la loi juive ne permettait pas de juger un prisonnier, de nuit. Une condamnation légale ne pouvait avoir lieu qu'à la lumière du jour et dans une séance plénière du conseil. Malgré cela le Sauveur fut traité comme un criminel, condamné et livré aux mauvais traitements des êtres les plus vils. Les soldats et la foule s'étaient rassemblés dans la cour du palais du souverain sacrificateur. à travers cette foule, Jésus fut conduit dans la loge du corps de garde, tandis que de tous côtés on se moquait de son titre de Fils de Dieu. On tournait en dérision les paroles dont Il S'était servi, « assis à la droite de la Puissance de Dieu et venant sur les nuées du ciel ». Tandis qu'Il attendait, là, le jugement légal, Il n'était l'objet d'aucune protection. La tourbe ignorante, qui avait vu avec quelle sévérité Il avait été traité dans le conseil, en profita pour déchaîner tous les éléments diaboliques de sa nature. La noblesse du Christ et Son aspect divin ne faisaient qu'exciter la fureur de ces misérables. Sa douceur, Son innocence, Sa patience majestueuse leur inspiraient une haine démoniaque. La miséricorde et la justice étaient foulées aux pieds. Aucun criminel n'a jamais été traité avec autant d'inhumanité que le Fils de Dieu.

 

Mais une douleur plus vive déchirait le coeur de Jésus; ce ne fut pas une main ennemie qui Lui porta le coup le plus sensible. Tandis qu'Il subissait les apparences d'un interrogatoire devant Caïphe, le Christ avait été renié par l'un de Ses disciples.

 

Après avoir abandonné leur Maître dans le jardin, deux des disciples s'étaient enhardis à suivre, à quelque distance, la cohue qui entraînait Jésus. C'étaient Pierre et Jean. Jean était bien connu des prêtres en tant que disciple de Jésus, et on l'introduisit dans la salle. On espérait qu'après avoir été témoin de l'humiliation de son chef, il ne pourrait plus croire à Sa divinité. Grâce à une démarche de Jean, Pierre put entrer, lui aussi.

 

Un feu avait été allumé dans la cour, car c'était l'heure la plus froide de la nuit, celle qui précède immédiatement le lever du soleil. Un groupe se tenait autour du feu, et Pierre eut la présomption d'y prendre place. Il ne désirait pas qu'on le reconnût; en se mêlant à la foule d'un air indifférent, il espérait être pris pour l'un de ceux qui avaient amené Jésus dans la salle.

 

Mais tandis que la lumière de la flamme éclairait le visage de Pierre, la portière l'examinait avec la plus vive curiosité; elle l'avait vu entrer avec Jean, et ayant remarqué son regard abattu elle supposa que c'était un disciple de Jésus. Comme elle était au service de Caïphe, elle désirait éclaircir ses soupçons et demanda à Pierre : « Toi aussi, n'es-tu pas des disciples de cet homme? Pierre éprouva de la crainte et de la confusion. À l'instant tous les yeux se fixèrent sur lui. Bien qu'il assurât ne pas comprendre, la femme insista, disant aux personnes présentes que cet homme-là avait été vu avec Jésus. Pierre dut répondre, et il dit avec colère : « Femme, je ne le connais pas. » C'était le premier reniement, et immédiatement le coq chanta. Ô Pierre! tu as déjà honte de ton Maître? Et tu renies ton Seigneur!  (Leçon de l’École du sabbat du 30 Mars 2025  porte sur le livre “JESUS-CHRIST » d’Ellen G. White) 


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Ainsi dit l'Éternel le Chef de l'armée

« L'Éternel m'adressa la parole, et il dit: Écris la prophétie: Grave-la sur des tables, afin qu'on la lise couramment. Car c'est une prophétie dont le temps est déjà fixé, elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas; si elle tarde, attends-la, car elle s'accomplira, elle s'accomplira certainement. Voici, son âme s'est enflée, elle n'est pas droite en lui; Mais le juste vivra par sa foi. » Habacuc 2 : 1-4 

Une nation sainte, une race élue

« Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » 1 Pierre 2: 9

On est soit de l'Église, soit du monde

« Sur la terre, il n'y a que deux classes : l'Église et le monde. Mais quand l'Église fait une alliance avec le monde, que ce soit formellement ou bien en adoptant les méthodes et les principes du monde, il n'existe qu'une seule classe : le monde. Cependant, par la grâce de Dieu, il y a toujours eu quelques fidèles, même aux époques de grande apostasie. » Leçon de l'École du Sabbat (2011-2012), l'Alliance Éternelle, p.549

Que le livre de la loi ne s'éloigne point de ta bouche

« Nul ne tiendra devant toi, tant que tu vivras. Je serai avec toi, comme j'ai été avec Moïse; je ne te délaisserai point, je ne t'abandonnerai point. Fortifie-toi et prends courage, car c'est toi qui mettras ce peuple en possession du pays que j'ai juré à leurs pères de leur donner. Fortifie-toi seulement et aie bon courage, en agissant fidèlement selon toute la loi que Moïse, mon serviteur, t'a prescrite; ne t'en détourne ni à droite ni à gauche, afin de réussir dans tout ce que tu entreprendras. Que ce livre de la loi ne s'éloigne point de ta bouche; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit; car c'est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c'est alors que tu réussiras. Ne t'ai-je pas donné cet ordre: Fortifie-toi et prends courage? Ne t'effraie point et ne t'épouvante point, car l'Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras. » Josué 1 : 5-9

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Programme mondial de l’« Eglise du reste de Jésus-Christ du 7ème jour » pour l’an 2025

La prophétie de Zacharie 8 est du temps à venir. Elle ne s’accomplira  pas dans la nouvelle terre mais dans ce monde juste avant la seconde venu e de notre Sauveur Jésus-Christ.

Le programme mondial de l’Eglise du reste pour l’an 2025 est fondé sur Zacharie 8 :19, il est écrit :

« La parole de l’Éternel des armées me fut adressée, en ces mots: Ainsi parle l’Éternel des armées: Le jeûne du quatrième mois, le jeûne du cinquième, le jeûne du septième et le jeûne du dixième mois se changeront pour la maison de Juda en jours d’allégresse et de joie, en fêtes de réjouissance. Mais aimez la vérité et la paix. » Zacharie 8 :19.

Voici le programme :

1. Le 11 Janvier 2025 : La sainte cène ;

2. Du 1er au 7 Avril 2025 : Jeûnes et prières du 4èmemois selon Zacharie 8 :19 pour une période de 7 jours.

3. Le 5 Avril 2025 : La sainte cène ;

  1. 4. Du 1er au 7 Mai 2025 : Jeûnes et prières du 5èmemois selon Zacharie 8 :19 pour une période de 7 jours.
  2. 5. Du 1er Juillet au 9 août 2025 : Jeûnes et prières du 7èmemois selon Zacharie 8 :19 pour une période de 40 jours et 40 nuits.
  3. 6. Le  5 Juillet 2025 : La sainte cène ;
  4. 7. Du 1er au 7 Octobre 2025 : Jeûnes et prières du 10èmemois selon Zacharie 8 :19 pour une période de 7 jours.
  5. 8. Le 4 Octobre 2025 : La sainte cène

Zacharie 8

Rétablissement de Jérusalem

La parole de l’Éternel des armées se révéla, en ces mots: Ainsi parle l’Éternel des armées: Je suis ému pour Sion d’une grande jalousie, et je suis saisi pour elle d’une grande fureur. Ainsi parle l’Éternel: Je retourne à Sion, et je veux habiter au milieu de Jérusalem. Jérusalem sera appelée ville fidèle, et la montagne de l’Éternel des armées montagne sainte. Ainsi parle l’Éternel des armées: Des vieillards et des femmes âgées s’assiéront encore dans les rues de Jérusalem, chacun le bâton à la main, à cause du grand nombre de leurs jours.

Les rues de la ville seront remplies de jeunes garçons et de jeunes filles, jouant dans les rues. Ainsi parle l’Éternel des armées: Si la chose paraît étonnante aux yeux du reste de ce peuple en ces jours-là, sera-t-elle de même étonnante à mes yeux? dit l’Éternel des armées. Ainsi parle l’Éternel des armées: Voici, je délivre mon peuple du pays de l’orient et du pays du soleil couchant. Je les ramènerai, et ils habiteront au milieu de Jérusalem; ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu avec vérité et droiture. Ainsi parle l’Éternel des armées: Fortifiez vos mains, vous qui entendez aujourd’hui ces paroles de la bouche des prophètes qui parurent au temps où fut fondée la maison de l’Éternel des armées, où le temple allait être bâti. Car avant ce temps, le travail de l’homme ne recevait pas sa récompense, et le salaire des bêtes était nul; il n’y avait point de paix pour ceux qui entraient et sortaient, à cause de l’ennemi, et je lâchais tous les hommes les uns contre les autres.

Maintenant je ne suis pas pour le reste de ce peuple comme j’étais dans le temps passé, dit l’Éternel des armées. Car les semailles prospéreront, la vigne rendra son fruit, la terre donnera ses produits, et les cieux enverront leur rosée; je ferai jouir de toutes ces choses le reste de ce peuple. De même que vous avez été en malédiction parmi les nations, maison de Juda et maison d’Israël, de même je vous sauverai, et vous serez en bénédiction. Ne craignez pas, et que vos mains se fortifient! Car ainsi parle l’Éternel des armées: Comme j’ai eu la pensée de vous faire du mal lorsque vos pères m’irritaient, dit l’Éternel des armées, et que je ne m’en suis point repenti, ainsi je reviens en arrière et j’ai résolu en ces jours de faire du bien à Jérusalem et à la maison de Juda. Ne craignez pas!

Voici ce que vous devez faire: dites la vérité chacun à son prochain; jugez dans vos portes selon la vérité et en vue de la paix; que nul en son coeur ne pense le mal contre son prochain, et n’aimez pas le faux serment, car ce sont là toutes choses que je hais, dit l’Éternel. La parole de l’Éternel des armées me fut adressée, en ces mots: Ainsi parle l’Éternel des armées: Le jeûne du quatrième mois, le jeûne du cinquième, le jeûne du septième et le jeûne du dixième se changeront pour la maison de Juda en jours d’allégresse et de joie, en fêtes de réjouissance. Mais aimez la vérité et la paix. Ainsi parle l’Éternel des armées: Il viendra encore des peuples et des habitants d’un grand nombre de villes. Les habitants d’une ville iront à l’autre, en disant: Allons implorer l’Éternel et chercher l’Éternel des armées! Nous irons aussi! Et beaucoup de peuples et de nombreuses nations viendront chercher l’Éternel des armées à Jérusalem et implorer l’Éternel. Ainsi parle l’Éternel des armées: En ces jours-là, dix hommes de toutes les langues des nations saisiront un Juif par le pan de son vêtement et diront: Nous irons avec vous, car nous avons appris que Dieu est avec vous.